LA VOIX

la voix, la voie, la voix en version originale non sous titrée, la voie sans correspondance, la voix en résonance avec le monde, les espaces lointains, les espaces proches, intimes, infimes, un micro mouvement et tout se change, s’étrange, advient. La voix que j’ai découvert maintenant il y a 1 an et demi peut être grâce à Elisabeth Baile-Batteux, Kevin Carroll: edUKEcator et Krystèle Appourchaux, cet instrument si rare, parfois maltraité, qui nous différencie de tout, de tous, de près, de loin, de notre vivant, de notre mort et nous unit. Les mots, les sons, notre impact sur le monde et la nature, les rites, les chants. Rien ne vit, ne se meut, ne vibre sans la voix. Rien ne vit, rien ne se voix sans nos voies. Bouchées, encombrées, à qui se tirera le premier d’affaire. On en voit beaucoup fuir leurs voies et leurs voix de s’éteindre. Il y en a de plus ou moins belles, on peut viser plus ou moins loin, plus ou moins haut. À la verticale. À l’horizontale. Une voix de l’au delà. Une voie lactée. Une barre chocolatée. Déposer des cailloux sur le sable. Ma voix. Ta voix. Notre voix à tous. Chantons. Positionnons nous dans nos voies, nos chemins de faire respectifs. Plaçons une intention sans honte sans gloire sans boire la tasse. Soyons à travers nos voix la seule voie possible, la seule voie souhaitable, la seule qui en vaille la peine, la seule qui ne peut rester sans issue : l’amour. L’amour de soi, des autres, de nos amis, de nos ennemis, de nos parents, de nos cousins proches, loin, de l’étranger au coin de la rue qu’on ne connaît pas, du mendiant dans le métro qu’on refuse de voir, à qui on refuse la voix (merci Valery Bonneau pour une conversation qu’il y a longtemps à changer mon regard), des jeunes, des vieux, celles qui nous ont blessées, offensées, laissées sur le bas côté. Nous n’étions pas sur notre voie et on nous en a chassé à voix haute. Marée haute. Marée basse. Nous nous mouvons par le son. Nous imitions maintenant nous créons par le son. Le son. Nous sommes le son. La voix. La voie. L’extension. La propulsion vers le ciel. Le méridien du coeur. Le mien est ouvert. Fragile, vulnérable, en proie à tout, à tous. On peut tout prendre. On peut tout mettre dedans. On peut tout faire. On peut tout rêver. On peut tout voir. Je veux voix. Je veux voie. Je te voix et toi comment tu voix ? Moi je voix et je voie de plus en plus. Bonnes voies à tous. Bonne voix à tous et à toutes et à plein poumons, en colonne droite d’ivoire blanc, du ciel, de là haut, taper dans le dur (ah…Kris Maccotta) taper dans la motte de terre. Faire résonner le ciel. Qu’il soit bleu, gris, vert que sais je. Que ma voix porte. Que ma voix me porte. Que nos voix s’unissent et emportent tout. Je vous voix tous. Je n’y voie plus que clair obscur. Ambivalence de la voie. De ma voix. Fausser compagnie. Dans la terre et grave. Bariton je ne voix pas. Je suis une voie puis une autre puis une autre. Reviens à moi. Ma voie. Mon essence, Ma voix, Mon carburant. Il y a des voix qui ont tout Jeanne La Fonta, Clarys Pivot. Alice Schneider. Il y a celles qu’on traine, qu’on aime pas, on s’entraïne, on s’aime pas. On sème. Ce qu’on a. Des graines de fréquences, de timbres. Des timbres anciens. Nos marques. Nos espoirs. Tout s’entend dans la voix. Le bonheur. Le désespoir. Le manque. L’attente. La voix touche. La voix du dictateur tue. Chant. Son. Chanson. Chance. Vois autour de toi et entends ces voies qui se voix tous les jours autour de toi.


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